Ceci n’a pas vocation à avoir un début, un milieu et une fin. Juste un fil. Soyez comme un ami, ou juste une connaissance. Prenez ceci au vol, à n’importe quel instant et laissez-vous porter, accompagnez.
Surtout, lancez-ça avant de lire :
Moment de répit, j'affûte mes oreilles
Le Walkman s'agite et je m'émerveille
Pour quelques instants je plonge en extase
Quart d'heure hors du temps, je me sens hors-phase :
Un harmonica m'accueille, comme une corne de brume
Au milieu du silence qui peuple alors la bande
Je me sens hésitant les pieds sur le bitume
Je me sens happé, égaré sur la lande
D'abord une guitare arrive du néant
Doucement elle attire mon esprit vagabond
La voix de Craig se pose sur le son envoûtant
Et mon cœur se durcit, faisant un dernier bond
Une basse qui résonne comme un cri dans le vent
Me soulève jusqu'à perdre de l'espace toute notion
L'harmonica absent revient bientôt devant
Le rythme reste lent, égarant la raison
La tension se ressent quand pour un premier pont
L'harmonica sature pour emporter au loin
L'écoutant éperdu oubliant la chanson
Attendant l'envolée ramenant sur son chemin
La voix s'arrache un peu, une montée féerique
Bordel de sons biaisés, samplés et retouchés
Les instruments se cherchent au milieu de ce cirque
Tout aussi égaré, je ne peux m'échapper
Le morceau se dilate, explose littéralement
Laissant à l'agonie une veilleuse sonore
Qui guide alors mon être jusqu'aux derniers instants
5 minutes de reprises pour partir au plus fort
Quand enfin le morceau libère les écouteurs
Ce quart d'heure disparu provoque un long soupir.
Refrain incantatoire qui habite l'intérieur :
"Si je te laisse un jour, pourrais-je encore rire ?"
If I was to walk away
From you my love
Could I laugh again ?
If I Walk away from you
And leave my love
Could I laugh again ?