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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 00:01

 

...

 

Et si des regrets ou remords se rappelle à notre souvenir en cet instant, où l'on se sent le plus vulnérable, où l'on sait que l'on ne peut plus agir pour faire ou défaire ces choses, aussi insignifiantes soient-elles mais qui prennent une importance illusoire lorsque l'assoupissement nous envahit et que l'on sent venir le point de non-retour vers le néant ; que faire, si ce n'est ressasser ces mêmes situations, ces même phrases tues à tort ou dites de travers ; s'entendre dire à son propre cerveau "tais-toi !", invective bien entendu sans effet, si ce n'est d'augmenter l'obsession.

 

Toujours, lorsque le sommeil l'emporte, un petit sursaut : "Et si ça avait été mon dernier jour...", est-ce qu'il valait le coup ?

 

Pourquoi certaines personnes ont besoin de dormir la télé allumée, avec une musique de fond, si ce n'est pour avoir une preuve que le monde continue malgré le sommeil et que tout sera probablement là au réveil ?

Car si tout s'arrête en cet instant, comment être sûr que tout redémarrera au réveil.

La lumière sera-t-elle encore là pour nous guider ?

 

Je ne sais pas si les bébés ont cette considération.

Car finalement, par empathie avec leurs parents, ils pourraient très bien ressentir cet arrêt de toute chose autour de lui.

Est-ce qu'un bébé a conscience de la répétition des jours, du cycle journalier ? Lui ressent peut-être de manière vive ce qui ne reste qu'inconsciemment en nous : La vie s'arrête quand je m'endors. Le fait qu'elle reprenne le lendemain n'est jamais acquis et si ce n'est la force de l'habitude, rien ne peut nous convaincre que ce sera toujours le cas.

Il suffit de couper court aux traditions une unique fois pour que tout disparaisse ; cette crainte reste là, silencieuse mais viscérale.

 

Tout ce qui se finit peut-être pour la dernière fois provoque ce sentiment. Cela sera plus marqué (et moins honteux) avec les choses agréables :

"Oh non, c'est déjà la fin ...du week-end/des vacances/de la coupe du monde/du paquet de chips" (rayer les mentions inutiles)

 

Mais rien ne sera plus proche d'un corps allongé sur son lit de mort, qu'un corps allongé sur son lit...

Au moins échappons-nous à la famille éplorée autour du lit quand il s'agit de patienter jusqu'au jour prochain.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 00:01

Nuit.

Nuit tu me fais peur, Nuit tu n'en finit pas  (Elsa)

 

La Nuit.

La Nuit est Chaude, elle est sauvage  (Les Avions)

La Nuit porte conseil, comme le dit le dicton.

La Nuit tous les dromadaires sont mauves, comme me le disait Momo hier après un blanc-cassis de trop.

 

La Nuit inspire beaucoup (y compris moi), la Nuit intrigue, la Nuit est une parenthèse hors du temps pour beaucoup.

La Nuit est belle et quiconque a déjà vécu une nuit blanche à flâner sait qu'elle est propice à découvrir des gens, des choses, des comportements improbables chez les autres, mais aussi chez soi.

Et je ne parle évidemment pas de ceux qui vivent et travaillent la nuit, par choix ou bien souvent par obligation.

 

Mais la Nuit fait peur à ceux qui ne la connaissent pas.

Plus que la Nuit, c'est le Sommeil qui effraie.

Plus que le Sommeil, c'est tout le protocole qui lui est lié qui angoisse certains, dont moi (sinon, je n'en parlerais pas ici). Protocole que l'on apprend dès son plus jeune âge :

 

On règle les affaires en court : lavage, brossage, pyjama

On éteint : télé, musique, lumière

Et on attend le sommeil, logiquement en sentant ce dernier venir

 

ça ne vous fait pas penser à autre chose ? Un évènement aussi immuable que le sommeil, qui pour peu qu'on ait le temps de s'y préparer, se rapproche beaucoup de ce schèma.

 

On règle les affaires en court, on éteint et on attend la mort, logiquement en sentant cette dernière venir.

 

Mais même sans prendre en compte les actions machinalement entreprises avant un rendez-vous avec Morphée, une préparation inconsciente se fait. La voix se pose, les gestes ralentissent, le rythme baisse, tout est fait pour être dans l'état le plus propice au sommeil.

 

Et puis, finalement, quand on se couche, seul ou accompagné, prêts à sombrer, les sens se font de moins en moins forts ; ils sont de toute façon beaucoup moins stimulés ; et on est parfois amené à faire un bilan de sa journée, comme on ferait un bilan de sa vie à la limite du dernier sommeil.

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 00:01

Aujourd'hui, on est un jour plus vieux (comme d'habitude me direz-vous), ne sortons pas la tête pour se changer les idées mais pour chager, sortons nous quelques idées de la tête.

 

Les proverbes ont ça de bien qu'ils se suffisent à eux-même.

Et même quand ça ne veut rien dire, il y a toujours quelqu'un dans le coin pour faire : "Ah oui, oh, c'est profond ça" en mettant un doigt sur le menton et en opinant lentement du chef, les yeux légèrement plissés.

 

Si vous avez autour de vous un de ces énergumènes, vous pouvez tenter le proverbe suivant :

 

"Quand le berger a froid au bâton, il enfile une petite laine"   -   Proverbe montagnard

 

Pour peu qu'il ne comprenne pas tout, tout de suite, sa remarque n'en sera que plus savoureuse.

 

Plus référencé fabuleux, nous avons le "Tout gratteur vit aux dépends de celui qui l'écroûte" qui pourra faire son petit effet.

 

Libre à vous de vous inspirer de l'existant, de paraphraser, de zeugmaïser, de phonétiser ou tout autre verbe inexistant, pour paraître intellignet au milieu des cons, si vous vous retrouvez coincés dans une quelconque soirée mondaine.

 

Quelques exemples :

 

"A trop vouloir en faire, On gagne pas radis"   -   un analphabète philosophe

 

"Aide-toi ... et le ciel n'aura plus besoin de t'aider"   -   un athé réaliste

 

"Je panse, donc j'essuie"   -   une infirmière

 

"A vivre vieux, on meurt quand même"   -    Jeanne Calment

 

"Un "Tiens !" vaut mieux que deux "Tu la vois celle-là !""   -   un père indigne

 

"Merde à celui qui ne lira pas"   -   un étourdi

 

"Je suis une femme parfaite"   -   Une Oxymore

 

 

Alors lancez-vous, et faites donc des pets de l'esprit en passant pour un érudit.

 

 

Je n'ai qu'une chose à rajouter :

 

"Quand vous ne savez plus quoi ajouter, citez un proverbe chinois"   -   proverbe chinois

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:01

Il y a quelque temps, circulait un article sur un lieu de recueillement. Probablement lié à un quelconque gourou en soif de fatigués de la vie pour engranger quelques deniers.

 

Mon aigreur se devait de s'exprimer, et ce avec un minimum de ponctuation.

Prenez une grande inspiration, c'est parti :

 

On devrait faire une retraite spirituelle tous ensemble pour renouer avec notre soi intérieur. Que l'on surpasse nos addictions et notre agressivité.

Retrouver un calme et une stabilité intérieure.

Fini, le cul et la bouffe à outrance. Du respect pour le monde extérieur et les gens que l'on côtoie.

Allons nous ressourcer dans ce havre de paix pour recharger les batteries et revenir encore plus motivés à faire les cons et de toute façon reprendre les habitudes et les manies qui nous pourrissent la vie et celle de notre entourage à longueur de ces journées qui n'existent que pour nous stresser et faire semblant de vivre en progressant depuis son lit jusqu'au bureau et du bureau jusqu'à chez soi afin de s'abrutir à la lumière d'une lucarne qui a toujours tout fait pour l'abrutissement des foules et l'enrichissement des riches tout en refusant d'instruire les téléspectateurs, puisque c'est de cela qu'il s'agit, et en fustigeant les inégalités qu'elle ne fait que représenter en nous montrant pêle-mêle des images d'un monde extérieur transformé en spectacle constant et des émission abêtissantes sur des sujets aussi variés que "c'était mieux avant" et "attention la racaille est là" avec des acteurs de la vie quotidienne qui confonde leurs rôles avec les séries qu'il regardent depuis qu'ils ont trouvé mieux que de torturer l'ourson de la petite sœur pendant que papa s'occupe de cette dernière en des termes et des actions que la morale réprouve et que la société oublie lorsque pour des enfants qui mentent dans un procès géant, on oublie qu'ils ont été maltraités pour plaindre des gens tout aussi innocents séquestrés par l'Etat sans demande de rançon auprès des familles pour la simple et bonne raison que cela fait du bien à l'ego d'avoir coincé 20 personnes s'étant acharnés sur 3 gamins qui ne savent plus quoi dire pour faire plaisir au juge et aux enquêteurs alors que dans le même temps on m'accuse d'être vulgaire, en comparaison de cette société que je suis loin d'être le seul à vomir (Attention la chasse aux Anars est ouverte) et qui nous montre chaque jour que la vie est bien la première Maladie Sexuellement Transmissible et qu'à subir toujours les agressions généralisés entre des usagers des transports en commun, des petits chefs pisse-froid, certains collègues hautains et pédants ainsi que les vendeurs qui se disent au service du client ; du moment qu'il achète quelque chose et se barre au plus vite ; la famille toujours aussi prompte à vous finir les nerfs et la santé pendant des repas à rallonge où les sujets varient entre la calvitie de tonton, les frasques de la dernière pouf à la mode et les varices de mamie "que tu devrais aller voir plus souvent en Normandie dans cette maison de retraite qui nous a coûté les yeux de la tête" afin qu'elle puisse crever loin des yeux malade du cœur à jouer au scrabble en attendant la mort ou à défaut la quinzième rediffusion des épisodes de Derrick tout en gobant son Flamby, ultime cadeau de la vie à ceux qui savent par expérience ce qui échappent aux abrutis qui s'entassent dans les RER pour avoir 15 et non pas 17 minutes de retard au boulot et qui végètent tout en « transpirance » au choix, le cul sur les marches, la tête contre la vitre ou simplement debout entre deux attachés-case remplis d'un extrait du confort qui nous tient tant à cœur depuis que le micro-ondes nous est arrivé sur le coin de la gueule nous permettant de bouffer à longueur d'année des aliments sans saveur ET sans apports nutritifs, magnifique évolution des mœurs qui repoussent les confitures à mamie et les oeufs fraîchement pondus du matin à l'état de fossiles bons pour des musées (l'image hein, pas la mamie) qui n'ont de visiteurs que ceux qui cherchent à découvrir les lieux du tournage du Da Vinci Code ou qui profitent des journées du patrimoine pour avoir un endroit frais ou faire une pose pendant le shopping rue de Rivoli où les vendeurs (voir plus haut) se lèchent les babines en se frottant les mains tant la saison des moumoutes en sky s'enchaîne parfaitement derrière celle des bikinis quand une météo à la mord-moi-le-nœud s'en mêle et nous permets de découvrir les joies du bronzage et des moufles dans la même semaine, chose qui nous permet ainsi de tester toute la garde-robe en l'espace de 5 jours et qui contribue à la montée des eaux et des hormones des pingouins (allez savoir pourquoi) tandis qu'un accord sur la limitation de nos actions sur ce fait est accepté par tous à l'exception des 2 recordmen du réchauffement, j'ai nommé la chine qui se réveille et les USA qui sont endormis sur leurs lauriers depuis qu'ils ont posés leurs rangers sur des plages de Normandie qui les en remercient encore mais qui apprécieraient ne plus subir les outrages des bateaux amenant l'or noir au pays de l'oncle Sam et en pêtant leur suif immonde sur des kilomètres de plages se transformant en tablettes de chocolat que les gens attendent de voir ramasser pour pouvoir se huiler sur des plages de nouveau polluées mais de leur présence qui gâche un poil le panorama et ne saurait se faire discrète du fait des droits du vacancier qu priment sur les droits de la nature qui n'avait qu'à pas être là, "On va quand même pas se faire chier à faire attention pendant nos vacances alors qu'on nous fait déjà chier avec le tri sélectif à Paris".

 

Voilà

 

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 00:01

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En même temps difficile d’évoluer, de s’accomplir personnellement si c’est en se comparant à autrui. Pour un accomplissement personnel, il semble nécessaire de passer par trois étapes :

-Se supporter (comprenez que c’est un minimum)

-S’aimer (en commençant par ne pas ou ne plus se détester)

-Se rendre fier de soi et ainsi atteindre un stade ou l’autosuffisance (il n’y a pas d’autre mot moins péjoratif) suffit à être heureux ou du moins à remplir sa vie.

 

Et c’est là que la conscience peut nous faire mal. Vous savez, cette petite voix (qui ressemble curieusement à celle des donneurs de leçon de notre enfance !) qui ne vous dit pas quoi faire ou quoi penser mais ce qu’il NE faut PAS faire et NE faut PAS penser.

D’accord, je veux bien ne pas faire des choses (ce qui soit dit en passant reste la plupart du temps plus facile que de le faire), ne pas penser des choses (à ne pas confondre avec ne rien penser, bien plus difficile, essayez pour voir !), mais pour quoi ? Ou plutôt pour qui ?

Car à choisir, si gagner de l’argent me rend si fier de moi, quel est le problème à marcher sur les autres, persifler et cancaner sur les collègues, tout cela pour me faire mousser, grimper les échelons et gonfler la paye ?

Il y a bien deux choses à différencier : les limites légales fixées par la société et les limites morales fixées par soi-même ; le but étant de s’épanouir au mieux en respectant les unes et les autres…ou non.

Attention, je ne cautionne pas les agissements hors-la-loi (quoique mon avis sur la question importe peu. Honnêtement que voulez-vous que je fasse avec mon blabla pour influencer les délinquants ?), simplement je reconnais qu’au niveau personnel (et uniquement personnel) l’autosuffisance puisse passer par l’ignorance (volontaire) des limites sociétales.

 

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 00:01

 

A la recherche de son identité perdue.

Ça vaut bien pas mal de titre de bouquins sur le développement personnel et la plénitude de l’âme (rien que l’association de la psychologie et d’une notion emplie de Croyance m’amuse !).

Dites-moi monsieur et madame tout le monde (ne me dites pas que je ne suis lu que par l’élite, je ne vous crois pas !), vous imaginez qu’un gugusse avec un diplôme en comportementalisme peut plus pour vous en un seul bouquin que vous-même ?

Rassurez-moi, vous vous connaissez mieux que lui, non ? C’est ce que je pensais.

Dussé-je me mettre les psychologues, psychiatres et autres psychanalystes à dos que je vous donnerais le fond de ma pensée (qui n’est peut-être pas très loin de la surface mais j’assume) : Aucune analyse extérieure ne vaudra celle que l’on peut faire de soi-même pour peu qu’on se penche un brin sur son propre cas !

Et je ne parle pas que de ceux qui se sentent mal, tous nous devons nous pencher sur nous-même, analyser nos craintes et nos blocages, ne serait-ce que pour évoluer, ce qui me semble être la nature de l’homme. Sinon, à quoi sert une conscience si ce n’est à évoluer, apprendre de ce qu’on a vu, utiliser son expérience des choses ?

Certes, évoluer. En bien ou en mal, vers le haut, le bas, évoluer vers plus de sagesse ou de pouvoir ou plus de relations, améliorer ses qualités, aggraver ses défauts, mais tout ça pour quoi ?

Pour se sentir mieux ? Pourquoi pas. Mieux que maintenant, mieux qu’hier, ou alors mieux que le voisin ou que le collègue d’à côté.

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:01

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Ainsi quand je parle de Voyages, il faudrait plutôt penser à Evasion. De son trou au milieu de nulle part sous un ciel gris, de sa vie d’usine, de son couple encroûté, de sa famille imposée, de ses obligations, de ses emmerdes.

Et parfois on confond distraction et vraie évasion. Un verre partagé avec des collègues, c’est une distraction n’est-ce pas ? Mais lorsque le temps manque, que le stress est palpable, ce verre devient ce qui se rapproche le plus de l’évasion. Chacun doit pouvoir trouver un moment pour se sentir ailleurs, sans plus avoir ces contacts froids avec la réalité mais juste avec les glaçons de son apéro.

 

Mais pour les errements de l’esprit, on peut aller encore plus loin ! Ou plutôt encore plus près. Je m’explique : à s’encroûter dans n’importe laquelle des situations décrites plus haut, on en vient à penser de tout. Et surtout (peut-être par recherche d’auto-satisfaction) à sa propre pensée. C’est un peu confus ?

Pourtant, rêver que vous rêvez, ça vous arrive non ? Se frustrer de ne pas avoir de frustration à exprimer, être triste de se voir triste, réfléchir du pourquoi de sa propre réflexion, tant d’exemple d’auto-suffisance parfois juste parce qu’on ne sait pas quoi faire d’autre.

« -A quoi tu penses chéri ? (le chéri est là pour rendre l’exemple plus réel !)

- A rien… à rien »

On ne peut pas lui dire qu’on pense à soi, on passerait pour quelqu’un d’imbu de sa personne. On ne peut pas lui dire qu’on pense à notre pensée, elle croirait qu’on se fout d’elle.

On ne peut pas lui dire qu’on cherche à s’évader parce qu’elle le prendrait pour elle.

Alors on lui dit qu’on ne pense à rien. Mais croit-elle vraiment que c’est possible ? Lui arrive-t-il de ne penser à rien ? (non, ma question n’a rien de misogyne !!!!)

 

Ce que j’essaie maladroitement d’exprimer ici, c’est qu’il n’est pas forcément nécessaire de chercher loin pour s’évader. Parfois sa propre personne est la chose qui nous est la plus inconnue et tenter de découvrir le fond de sa propre pensée permet d’oublier le reste, pendant un temps.

Si cela permet en plus de trouver un but à sa vie, pourquoi pas ?

 

 

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 00:01

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Avant ces pages, avant ces gribouillages sur des feuilles « empruntées » à l’entreprise, l’impression qui dominait était une impression de perte de temps et d’énergie.

A quoi bon penser si ce n’est pour partager ? A l’époque, ce la se limitait à « à quoi bon penser ? » sinon je n’aurais pas mis longtemps à trouver la solution.

Mais le simple fait de douter de l’utilité de ces errements me limitait en matière de sujet à exploiter, de destinations à explorer.

Et puis, un jour où l’ennui a atteint des sommets incommensurables, j’ai réalisé que même si personne ne lisait ces lignes, le fait de vouloir partager valait bien le partage en lui-même.

 

…Et me voilà encore à parler de moi-même. Enfin, au moins, c’est le sujet que je maîtrise le mieux c’est déjà ça.

 

Pour en revenir aux voyages, il semble que les « vrais » voyages soient indispensables aux personnes étroites d’esprit qui ne peuvent s’épanouir dans leur univers confiné par le seul jeu de l’imagination.

Attention, je ne dis pas que ceux qui voyagent sont étroits d’esprit (je ne sais pas si beaucoup d’entre vous voyagent, alors dans le doute…), mais le contraire : Ce sont ceux qui sont étroits d’esprit qui se doivent de faire des voyages pour connaître l’évasion.

Pourtant, avec l’imagination comme carburant, il suffit d’une petite étincelle, une photo, un paysage, une chanson, pour voyager loin. Parfois, l’imagination s’alimente d’elle-même à l’aide de souvenirs ou d’une pensée qui s’égare.

Très peu suffit souvent à quiconque pour partir loin. Il faut juste déterminer ce « très peu ».

 

Il est aussi nécessaire de définir des limites, si on décide qu’il en existe, à son évasion. Car si elle peut être géographique, elle peut aussi compenser une certaine frustration, dans quelque domaine que ce soit. Une tension que l’on voudrait libérer, des actions incompatibles avec la morale ou la raison mais que l’esprit est là pour mettre en forme.

Vous n’avez jamais imaginé tuer quelqu’un ? Tromper votre conjoint ? Abandonner votre famille pour vivre autre chose, ailleurs ?

Et je ne fais qu’énoncer des pensées relativement sages. Il n’est pas difficile d’imaginer des choses beaucoup plus moches, mais je pense qu’il n’est pas nécessaire de faire dans le trash pour parler de cela.

 

 

 

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 00:01

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Maintenant que je peux me payer le luxe d’un voyage (ou presque), mes vagabondages me manquent. Devant une feuille, je cherche mes mots, je ne sais pas quoi dessiner, je n’ai envie de rien en particulier. Je ne veux pas chercher au fond des choses.

Après l’ennui je découvre l’abondance. Relative, mais quand on en a jamais connu, le simple fait de ne pas s’inquiéter pour son compte en banque, son travail, ses amis, ses amours, sans emmerdes, on en est pleinement satisfait.

 

Tant pis je le dis : L’ennui me manque.

Lui savait me faire voyager, me faire faire et voir des choses que je ne cherchais même pas parce que je n’avais rien d’autre à faire ou à chercher.

Aujourd’hui, j’espère trouver du temps à moi pour…m’ennuyer. Retrouver cette autre frustration si créatrice, si propice au voyage.

Oublier son environnement, son travail, ce bureau moisi et ces collègues moites pour s’évader. Aller n’importe où ailleurs qu’ici.

Trouver dans chaque mot, chaque phrase, une nouvelle raison de partir ou une nouvelle destination à découvrir. Plus vite et plus loin que dans n’importe quel guide de voyages.

Guide du Routard, mon cul ! Seul compte en ces instants mon guide du penseur.

 

Alors je vous vois venir (oui, oui, même d’ici !) : « C’est bien beau tout ça, toute cette rhétorique de la liberté de pensée, mais moi je me sens bien plus voyager sur la plage dans un transat avec une pinacolada à la main »

Et moi je vous dis : Bien sûr ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit ! (quoi, je l’ai dit ?)

Les voyages forment la jeunesse ! Qui veut voyager loin ménage sa monture ! Après la pluie vient le beau temps ! Aidez-moi, j’ai plus de phrase toute faite en stock !

Je suis taquin (j’aime bien ce mot) mais je conçois que l’on se sent plus voyager dans un décor exotique. Mais je ne suis même pas aussi difficile pour les voyages, je me contente d’un paysage breton, ou morvandiau pour me sentir dépaysé. A l’instant même, les paysages qui se montrent à ma vue par la fenêtre de ce train (la bourgogne est toujours aussi belle) me donnent envie de voyager.

Simplement, autant je sacrifierais mes vacances pour des années et des années dans un quelconque intérêt (non négligeable tout de même), autant je ne pourrais me passer de mes séances de voyages psychiques, quelque soit la raison du sacrifice.

C’est mon assurance-vie. Ma garantie de ne pas sombrer dans la folie. Plus je m’en sers, plus je l’exprime, et moins j’arrive à m’en passer. Ce n’est pas une drogue, c’est un élixir.

A croire que je n’ai pas vécu avant de connaître ça, ou avant de savoir comment l’exprimer surtout.

 

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 00:01

 

 

Je ne suis pas sûr de pouvoir différencier voyages physiques et voyages psychiques. Car, finalement, qu’est-ce qui est le plus agréable entre déplacement en tape-cul qui pue le gasoil avec un tonton ou un beau-frère qui sent le gasoil également et qui écoute François Feldman ; dans des wagons emplis d’encostardés qui ne décollent de leur ordinateur portable que le temps d’emmerder les autres voyageurs par le truchement de leur autre portable (un téléphone celui-là) ou encore dans une cabine d’avion, enserré en classe charter, se démenant entre les braillards du rang de devant et celui à gros genoux (et qui vous le fait savoir) du rang de derrière ou encore la mémé d’à côté qui n’a rien à dire et le dit quand même ; ou l’évasion d’un esprit libre dont le corps est enferré dans une vie de merde (ou qui y ressemble de très près) et qui n’espère que d’avoir économisé suffisamment pour profiter pleinement des casses-bonbons détaillés ci-dessus ?

Moi-même qui vous parle (enfin qui vous écrit mais dis comme ça, c’est trop impersonnel, et puis j’ai pas commencé par « Très cher Bidule… »), je me trouve actuellement dans un costard, devant mon ordinateur portable dans un TGV en attendant que ma copine m’appelle sur mon portable (le téléphone, vous me suivez) pour emmerder tout le monde !

Je suis loin d’avoir une vie de merde, avec une copine (ça vous le savez), un costard (ça aussi… En fait j’en ai plusieurs. Mais j’aime pas me vanter), un boulot qui me permet de me les acheter et qui me paye des déplacements à Lyon ce qui montre, vu le prix du billet, à quel point ils m’apprécient (ou à quel point il sont heureux d’échapper à ma présence une seul journée…), des amis fidèles, et je dois oublier des trucs super importants.

Et bien pourtant je suis frustré. Pourquoi vous demandez vous ? (et si vous ne vous demandez pas, moi-même je me demande, c’est déjà ça) Et bien l’esprit libre dont je parlais tout à l’heure (ah, suivez un petit peu quand même !), je pense qu’il est toujours là en moi, quelque part, mais il ne s’exprime que très peu. Ma vie est remplie, ou presque, et du coup les envies de liberté et de bonheur apparaissent de trop. Ça s’appelle de la modestie je crois, genre « je ne mérite rien de mieux ». Pourtant je pense toujours mériter mieux, mais on m’a appris à être humble et modeste, alors mon esprit a enregistré.

 

 

 

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