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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 00:01

Petit, je souffrais parfois à différencier mes souvenirs de mes rêves.

Des endroits, des maisons, des villes entières que j'ai pu rêver à l'époque et que j'ai cru réels pendant longtemps.

 

Tant et si bien qu'un jour, j'en ai rêvé qu'une rue n'existait pas. Et le pire est que je me félicitais, pour une fois, de pouvoir dire à coup sur que cette rue n'existait que dans mes rêves.

 

Il y a quelques années, adulte et faisant un passage dans mon village d'enfance, je découvrais cette rue qui ne devait exister que pour moi dans toute sa réalité morne.

Et je ressentis, pour quelques secondes, à nouveau l'émerveillement d'un enfant devant l'innatendu.

 

C'était un sentiment oublié depuis si longtemps, et qui avait un arrière-gout d'amertume, comme si, n'ayant pas été préparé, je n'avais pu profiter pleinement de cet écho lointain de ma naïveté, depuis disparue.

 

Je m'imaginais alors la frustration inverse, d'un lieu m'appartenant à moi seul mais dont j'aurai "perdu la clé".

Au moins, la mélancholie me donne un peu d'inspiration :

 

 

Où est le rêve, où est la réalité ?

Et cette rue qui fut la grève de ma mer de la tranquillité

Le clair de lune est bien plus terne que dans ma virtualité

Je m'en veux d'avoir perdu ce sens de l'irréalité

 

Quand j'errai sur les trottoirs d'une rue sans nom et sans fenêtres

Où seuls mes pas remplissaient ce silence loin de la tempête

Le temps s'arrêtait pour laisser passer mon ombre, confus ;

Elle qui envoyait sur les murs son éclat sombre et diffus

 

J'étais calme et serein. A la merci du moindre grain de sable

Mais inquiet pour rien au monde, j'arpentais cette allée improbable

Attendant le moment idéal pour sortir de ma bulle

Au coeur de ces terres je n'étais jamais ridicule

 

Depuis j'ai bien vieilli, et j'ai perdu mon abri

Je prends le monde en pleine gueule, intérieurement je gémis

Je vis dans un monde qui ne me connaît pas

L'adulte que je suis s'empêche d'aller là-bas

 

Dorénavant je marche à l'affût du sale coup

Dans ces rues, partie aérienne des égouts

Le regard perdu vers l'horizon

Je cherche la personne qui aura le don

De me regarder en face, me remettre à ma place

Et m'emmener quelque fois, quand elle le voudra

Dans ce havre de paix où j'oublierai regrets,

Remords et rancœur blotti tout contre son cœur

 

 

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 00:01

 

Les lumières défilent

Sur l'écran débile

Et Peel a pris place

Au bureau dégueulasse

 

Au milieu des cons

Elle reçoit des visions

Vision d'autres vies

Et de la sienne aussi

 

Celle qu'elle eut avant

Faite de faux-semblants

Une vie de vices luxueux

Qui lui fait mal aux yeux

 

Elle essaye de l'oublier

Se dit qu'elle ne fait que rêver

Mais ce sexe chic la hante

Ses impressions la rendent méfiante

 

Elle craint alors de réagir

Comme celle qu'elle croit se découvrir

Elle l'ennuie, sa vie bien rangée

Mais l'autre est loin de la faire rêver

 

Elle s'évade, l'âme dans le vague

D'hallu en hallu, elle erre, divague

Cherches des élixirs fruités

Pour effacer, recommencer

 

 

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 00:01

Un an tout juste de mariage, depuis quelques jours mais déjà 10 ans dans ma peau.

 

Merci ma mie, d'être là chaque jour, bouffée d'air dans le smog parisien.

 

Pour recevoir l'aveu

Silencieux de ses yeux

Jusqu'à ce que la brume

Se prenne à ses cheveux

Je me ferai douceur

Le maître de la langueur

Sans une once de noirceur

Qu'elle ne souffre aucune peur

 

Pour rêver éveillé

Et rimer sans ramer

Pour dire le mot aimer

En quatrains et tercets

Je chevaucherai la vie

La ferai hennir d'envie

J'agripperai sa crinière

Avec Art et Manière

 

Je veux l'Amour entier

Faire d'un geste esquissé

Une ode à sa beauté

A jamais révélée

Car à l'égal de Dieu

Sa mère donna la vie

A un astre radieux

Qui illumine mes nuits

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:01

Alors c'est tout ?

On s'arrête là.

Tu ne penses plus que la vie est un long combat

Tu jettes déjà l'éponge. Tu baisses les bras.

 

Bien, je te laisse ce qui est à toi.

Sauf mon coeur, lui, je le garde pour moi

Il peut encore me servir, aussi improbable que ce soit

Tu peux garder le tien, tu m'en expropries déjà

 

Je ne te demanderai pas pour une dernière nuit

Encore un peu d'amour, finir épuisés sur le lit

Un dernier hommage à une passion évanouie

Une ultime lutte, corps à corps. Non, plus sans envie.

 

Je ne t'obligerai pas à un ultime baiser

Symbole de ce bonheur qu'il faudra retrouver

Contre d'autres lèvres, avec d'autres attraits

Reprêter ce serment que l'on a désavoué

 

Je ne t'inviterai pas à un dernier sanglot.

Tes larmes. Des diamants devenus gouttes d'eau

Plus tu pars, plus je sais que je n'étais qu'un lot

De consolation pour toi. Même pas un cadeau.

 

Mais s'il te plaît, laisse moi juste un sourire

Ce soleil pour marquer un dernier souvenir

Celui-là même qui m'éclairera encore à l'avenir

Qui t'aidera tellement à ne pas revenir

 

Dans mes bras

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 00:01

 

Tomberai-je comme une feuille

Morte avant d'être lasse

Un tas de mes sœurs crasses

Comme unique recueil

 

Tomberai-je comme la neige,

Flocons de satin blanc

Avec comme seul amant

Le vent qui me soulève, m'allège

 

Tomberai-je dans le vide

Simple pierre sans destin

Rendu à son bête ravin

D'une pichenette stupide

 

Tomberai-je en désuétude

Ridicule has-been de rien

Sans avenir bien lointain

Ni espoir de mansuétude

 

Tomberai-je sous les balles

D'une guerrière Nation

Mon pays comme Vision

Retour aux sources bestiales

 

Une mort moins glorieuse

M'était bien destinée

Et un bête escalier

Y mit une fin honteuse

 

Mais enfin, est-ce ma faute

Si pour tout sacrement

Je n'eus qu'un pied glissant

Sur la marche la plus haute ?

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:01

Sous les yeux d'opale de Peel

Défile les visages pâles

De tous ces mâles dociles

Qui une fois de plus s'emballent

 

Joue son rôle à merveille

Les fait baver pas mal

Ils n'auront pas leurs ailes

Tant qu'elle sera du bal

 

La vie ne l'aura pas comblé

La mort lui apporte encore moins

Elle joue son rôle sans simagrée

Mais s'ennuie de leur chagrin

 

" Va donc voir le patron ! "

Lui dit un diablotin

" Mais de toute façon

' fera pas d'toi un séraphin "

 

Tant pis se dit alors

La gueuse faussement réjouie

Elle joue le jeu à mort

Quitte à gagner la vie

 

Et Vlan, la v'là r'partie

Pour un autre tour de piste

Pour cette nouvelle vie

Elle prend l'entrée d'artiste

 

Elle aura un avenir

Fini les scènes de cul

Plus donner de plaisir

Mais recevoir son dû

 

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 00:01

La vie glisse sur mon corps de réglisse

Contemplatif de mon traitement de vice

Nous sommes deux ici-même à subir le supplice

De souffrir la compagnie de cette amère complice

 

Petit à petit mon corps rabougri

Se meut en charbon ; graphite à crayon

Je me sens vieilli, un brin affaibli ;

Ennemi d'la raison, La fumette est d'bon ton

 

Je pourris et pourtant, je n'accuse que trente ans

Et doucement je glisse dans la peau du réglisse

Les moisissures me guettent, n'en ratant pas une miette

De ma chute aux abysses, de malheurs en malice

 

 

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 00:01

 

Entre ses chats et ses peluches

Plus guère de temps pour les folies

Se donne des airs "pour faire moins cruche",

Croit-elle, alors qu'elle reverdit.

 

Pas vieille fille pour plus de deux sous

Elle sort le soir, loin d'être déçue

Elle dort encore sans ses dessous

Pour attirer cet homme entraperçu.

Elle se donne l'air, sans en parler,

Alors qu'elle bout de l'envie de ...

Elle fait semblant d'être résignée

Pour se passer d'un monde à deux.

 

Elle s'appelle Claire, Céline, Alex...

Se demande si elle fait ce qu'il faut

Se traîne une tripotée d'ex,

Souffre d'un déficit d'Ego

 

Celui qui osera la soutenir

Devra percer la carapace

La faire rêver et la faire rire

A défaut de prendre la place

De l'autre. Celui qui était.

Toujours le même, le préféré

Les autres étant de sales copies

De ce que doit offrir la vie

 

Faut-il comprendre qu'elle n'a pas de place

Qu'elle doit laisser au temps qui passe

Tous les regrets qu'elle a vu naître

A défaut d'un petit être

 

Comment lui faire comprendre alors

Qu'au fond de ses yeux, il y a l'or

Que quelqu'un fini toujours par chercher

Pour peu qu'on le laisse y entrer

 

 

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 00:01

La fille facile s'est fait la malle

Et pour autant qu'on en pu voir

Sa rencontre des plus fatales

Marqua pour longtemps les mémoires

 

Mais voici qu'elle me titille

Pour repousser la chansonnette

Vous l'aurez compris, c'est la Peel

Qui s'use mais jamais ne s'arrête

 

Pourtant un rasoir bien heureux

Avait pu embrasser son cou

Et l'envoyer vers les cieux

Ou bien plutôt un brin en d'ssous

 

Car devant le portier divin

Quand il s'agit de la juger --

Son âme moins légère qu'un parpaing --

La balance savait où pencher

 

La voilà partie pour l'enfer

Mais avant que soit prononcée

La sentence calorifère

Elle avait déjà son idée

 

Et la voici pleine de culot

En train d'monnayer ses services

Et pouvoir continuer l'boulot

Au lieu des éternels supplices

 

Que pensez-vous qu'il arriva ?

Ses efforts ne furent pas vains

Elle bosse mais pas au Nirvana

Elle torture l'âme chez le malin

 

 

 

 

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 00:01

 

Les filles défilent, du coin de l’œil

Sans écueil, on perd le fil

D'un battement de cil, Faut faire le deuil

Et bientôt, seul, on se rhabille

 

Des filles comme ça, on a tous

Au fond du cœur, qui nous démangent

Des auto-stoppeuses sur notre route

Qu'on embarque et qu'on arrange

 

Mais très vite on s'en rapproche

Elles ne se font jamais avoir

Elles nous ont déjà dans la poche

Et nous on garde l'intime espoir

Qu'un jour au milieu d'un couloir

A un détour de son regard

On puisse enfin lui dire qu'on l'aime

Sans qu'elle prenne ça comme un problème

 

Car en amour malheureusement

On n'est pas épris en même temps

Madame sympathise de bon cœur

Mais ne veux pas d'un cajoleur

 

Alors on laisse à d'autres le soin

De s'occuper de son chagrin

Elle nous délaisse et elle s'en fout

Mais restera au fond de nous

Car même alors qu'on a enfin

Trouvé celle qui nous prend la main

La seule pensée de leur visage

Fait soupirer un cœur trop sage

 

 

 

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