Ceci n’a pas vocation à avoir un début, un milieu et une fin. Juste un fil. Soyez comme un ami, ou juste une connaissance. Prenez ceci au vol, à n’importe quel instant et laissez-vous porter, accompagnez.
Metro, j'entre,
Je passe le tourniquet
La foule enfle
D'un bout à l'autre du quai
J'intègre, seul,
Cette masse puante en nombre.
Une rame, je suis,
Plus ou moins obligé
Je prie alors
Pour le moindre appel d'air
Pouvoir sortir
De cet amas graisseux
Qui suinte, esquinte,
En sortant du wagon.
Effluves, je fuis,
Chercheur de vraie lumière
Hagard, l'ennui
Envahi mes pensées
Des marches, de l'air
Me voilà délivré.
Enfin mes yeux vont pouvoir se colorer de bleu
Mes poumons vont enfin se remplir d'un air pur
Je marcherai à l'aise hors des troupes imbéciles
Et je pourrais entendre les oiseaux gazouiller
Et.....
Il pleut, ça pu,
Je me sens un peu con
J'oubliais juste
Que je suis à Paris
Et que la foule
Marche aussi bien que moi
Je me résous
A une lutte armée......de patience