Ceci n’a pas vocation à avoir un début, un milieu et une fin. Juste un fil. Soyez comme un ami, ou juste une connaissance. Prenez ceci au vol, à n’importe quel instant et laissez-vous porter, accompagnez.
C'est un peu bizarre...
Je souhaitais, un jour, via ce blog, déclarer mon "amour" pour Alexandre Astier et son oeuvre principale (jusqu'ici) qu'est Kaamelott.
Et alors que je naviguais à la recherche d'un ancien texte à vous proposer ce jour, voici que je tombe sur "Le Retour du Roi" que vous pourrez lire ci-dessous.
Ce qui est amusant c'est que si ce texte ne concerne pas du tout Kaamelott, en le relisant aujourd'hui, je ne peux m'empêcher de penser aux Livres V et VI ; Ce qui est amusant puisque ce texte date de début 2007, donc avant même le début de la diffusion du Livre V.
Je reviendrais forcément sur cette série magique plus tard, plus en détail, peut-être à l'occasion d'une annonce tant espérée sur le tournage de la suite au Cinéma ou sur la sortie de Kaamelott : Résistance, qui devrait servir de passerelle entre la série et ledit film.
D'ici-là, Que ma joie demeure, tant que monsieur Astier aura des choses à dire et à montrer, profitons d'avoir une preuve vivante que l'originalité est possible et payante dans le paysage comique français, à la télé ou ailleurs.
Vous me reconnaissez ? Non, vous ne rêvez pas
Je suis un peu blessé mais n'ai pas tourné de l’œil
Et puis cette blessure ne me détruira pas
Il s'agit seulement d'une blessure d'orgueil
Faites savoir à la ronde que je ne suis pas mort
Que l'on m'a enterré avant de n'avoir vu
Mon corps raide et froid. Curieux, pas un remord
Pour un départ qui semble passer inaperçu.
Pourtant hier encore vous me proclamiez roi
Pour un peu qu'on vous pousse, vous m'auriez vénéré
Et alors que je meurs, aucun éclat de voix ?
Je ne vous savais pas aussi peu attachés
Me voilà bien plus fort que vous ne l'avez vu
Les épreuves ont de bien qu'elles remettent à leur place
Les joueurs, les menteurs et tous les parvenus.
Je ne dis pas que je n'ai esquissé une grimace
Mais au moins je suis là après ce bel affront
Qui ne semble avoir eu aucun écho chez vous
Je m'interroge un peu sur votre abnégation
Qui eut tôt disparue quand je fus à genoux
Aujourd'hui je ne viens pas pour reprendre mon dû
Vous ne méritez pas la moindre compassion
Je ne m'étendrais pas sur votre belle vertu
Je ne tiens plus vraiment à gouverner des cons