Ceci n’a pas vocation à avoir un début, un milieu et une fin. Juste un fil. Soyez comme un ami, ou juste une connaissance. Prenez ceci au vol, à n’importe quel instant et laissez-vous porter, accompagnez.
Face à la mer, l'homme sourit
Il est grand, il est beau,
Comme un torero sans parapluie,
Il laisse la pluie rouler sur sa peau
A chacun de ses retours, la région entière s'anime
On ressort ses atours, les belles retrouvent bonne mine
On polit les galets et on ratisse la plage
On retrouve les accents et tous les vieux adages
Qu'il se sente bien chez lui, à retrouver ses pairs
Ouvrir l'alcool de pomme et trinquer entre frères
C'est pour ça qu'il revient toujours vers sa terre
Même si entre les nuages, on ne voit plus la lumière
L'enfant du pays, tel un roi
Descend vers la grève comme un chat
C'est la région entière qui sue
Sur la peau de son torse nu
Depuis toujours, le même procédé
Il scrute la grève à la recherche des galets
Qui viendront compléter, sur son bureau laqué
Sa collection jalousée, mais jamais égalée
Quand il rentre à Paris, c'est une région qui pleure
Ne pouvant être suivi, il brise mille et un cœurs.
Les filles de Normandie se fanent comme les fleurs
Et sanglotent sous la pluie, remontant sur leur tracteur