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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 00:01

 

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Ensuite, tout est affaire de confiance. Car on ne perd pas sa liberté, on la donne. A une femme, à un patron, à un culte ou à un pays.

On l’échange souvent contre plus de confort. C’est moins gratifiant, mais c’est plus agréable. Plus on en laisse, plus on devient important.

Dans les yeux d’une femme à qui l’on donne une vie de rêve.

Dans les petits papiers du patron quand on s’écrase de plus en plus bas en montant de plus en plus haut.

Dans les livres d’Histoire quand on aide son pays à gagner une guerre vaine et inutile.

Dans les médias quand on laisse ses idées pour celles d’un parti. Vous savez celui qui arrive au pouvoir et qui a besoin de têtes bien faites et bien vides pour qu’on puisse les remplir d’encore plus de vide, mais médiatique celui-là !

 

Finalement, on trouve toujours plus puissant que soi, plus libre et plus savant, pour nous dire quoi penser, quoi choisir et comment le faire.

Et finalement, notre petit pouvoir, à notre petit niveau, ne nous sert à rien de plus qu’à reprendre ce même schéma, dans la sphère familiale, dans l’entreprise, en société.

Celui qui parle est celui qui sait. Et celui qui sait doit être écouté, n’est-ce pas ? C’est peut-être lui qui nous permettra d’accéder à la liberté.

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Vous voulez encore m’écouter un peu ? Vous êtes bien aimables.

 

 

Alors, ai-je droit à ma liberté ? Ai-je droit de penser qu’on me l’accordera un jour ? A qui dois-je adresser ma requête pour qu’elle ne reste pas lettre-morte ?

 

Je me suis déprimé tout seul. C’est malin, maintenant, tout le monde me regarde et m’écoute !

C’est pas grave, je vais fermer les yeux et partir loin. Très loin.

 

 

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 00:01

 

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Ah, les imbéciles heureux ! Ignorants et pourtant sereins. Ils ne pensent pas forcément tout connaître, mais au moins ils se contentent de ce qu’ils ont. Se réjouissent de la moindre découverte, du moindre acquis par effort ou par chance.

Ils sont heureux, mais sont-ils libres ? Certes, ils ne cherchent pas à savoir plus. Mais vouloir gagner sa liberté n’est pas forcément un but pour tous. Justement eux se contentent de leurs choix, multiples mais restreints.

 

Alors, la liberté ne serait qu’une multitude de choix donnés…… Et par qui ?

Qui décide de l’ampleur de notre liberté ? De ce que l’on peut faire de notre libre-arbitre ?

 

Quel pouvoir !

Car qui est capable de définir des choix est sûrement capable de nous influencer pour les prendre. Tout dépend de la période de sa vie ou on nous soumet à ces choix, mais il semble que tout du long, les plus savants que nous et les plus puissants que nous définissent notre liberté et la bornent comme ils l’entendent et surtout, dans leur intérêt.

 

Papa-Maman pour commencer. Tout puissants géniteurs ! Libres, eux, de décider de notre niveau de connaissance et de liberté.

Je ne les accablerais pas, je ferais sûrement pareil, sinon pire, lorsque je serai à leur place.

Mais d’ici-là, je n’aurais de cesse de m’imaginer l’impression de pouvoir que cela doit procurer d’avoir la responsabilité d’un enfant. Sa responsabilité, son amour voire plus : son adoration pour soi.

Puis lorsque l’enfant ouvre les yeux, vois qu’il existe autre chose et cesse de se leurrer avec des « Mon papa c’est le plus fort ! », il rejette cette adoration qu’il voit soudainement comme de l’aveuglement de sa part. Il refuse toute autorité de la part de ces anciens emblèmes de la Vérité. Il va chercher ailleurs ses références, et veut découvrir de lui-même le monde et ses limites en pensant encore qu’il en existe… Ou en ignorant qu’il se les posera lui-même.

C’est ce que l’on appelle la crise d’adolescence, il me semble.

 

 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 00:01

 

Et bien voilà que je commence à faire de vraies transitions ! Un petit effort supplémentaire et j’arriverai peut-être à structurer tout ça.

Et déjà viens le temps de me contredire :

…Mais sommes-nous vraiment libres ?

 

Voyons certains points plus précisément :

 

- Nous sommes libres d’avoir le travail que nous voulons, parmi ceux où on recherche du monde.

OK, c’est un peu facile. Si il n’y avait pas ce critère, le monde serait rempli de pompiers, de Miss France, etc…

 

- Nous sommes libres de choisir notre orientation politique, selon ce que l’on nous propose. Et cette proposition est souvent réduite à sa plus simple expression : Gauche ou Droite.

Quelle liberté que d’avoir le choix entre deux camp opposés, et rien de plus !

 

On peut en trouver un certain nombre comme ça…

Il est vrai que, pour ce deuxième exemple qui déchaîne par ailleurs les passions, y a t’il une alternative viable au jeu manichéen du Gauche-Droite ?

Le choix n’existe pas parce qu’on ne nous montre pas d’autre choix. Comment réclamer quelque chose dont on ignore l’existence ?

 

Voici un exemple particulièrement glauque mais qui, je pense, montre bien cette réalité : Un enfant battu, maltraité par ses parents. S’il reste dans une pièce, sans contact avec l’extérieur, sans voir la vie qu’il est en droit d’avoir, il n’est pas malheureux. Il ne peut pas être heureux parce qu’il ne connaît pas plus malheureux que lui, mais il ne souffre pas de sa condition. Pour lui, tout est tout à fait normal puisqu’il ne connaît rien d’autre.

 

La liberté existe-t-elle vraiment quand on a pas une connaissance absolue ?

Voilà peut-être ce qui s’appelle gagner sa liberté. Apprendre. Apprendre ce que l’on peut aimer, voir, faire ou même croire.

Quel bonheur de prendre un chemin, seul, simplement parce que l’on sait qu’il existe et les autres non.

 

Mais à ce rythme-là, personne n’est jamais libre. En tout cas, jamais tout à fait. En effet qui pourrait dire avec certitude qu’il sait tout, sur tout.

Et puis est-on libre parce que l’on accède à tous les choix ou parce que l’on pense avoir accès à tous les choix ?

 

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 00:01

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La xénophobie s’applique là où nous n’avons pas à en avoir honte.

La peur et le rejet de l’autre. Si dénoncée quand il s’agit de critère raciaux ou nationaux mais tout à fait normale dès qu’il s’agit de tenue vestimentaire, ou de goûts musicaux.

Pourtant, où est la justification dans un rejet par distinction des goûts plutôt que des couleurs ?

 

D’accord, je raccourcis un peu, c’était pour la formule.

Mais expliquez-moi alors comment on peut accepter de quiconque qu’il rejette un beur qui se sape sportswear à cause de sa tenue et qu’on le condamne parce qu’il refuse de la même manière de lui parler mais parce qu’il est arabe ?

(Non, ne m’expliquez pas, ceci est un blog je vous le rappelle et même en parlant très fort, je ne vous entendrai pas d’où je suis)

Alors soit. Le racisme est un fléau et il faut lutter activement pour qu’il disparaisse. A côté, la discrimination vestimentaire est un moindre mal et je conçois qu’il est ridicule d’en faire une cause nationale. Mais que chacun fasse l’effort car, soyons réalistes, il y a autant de personnes intéressantes qui écoute du Rock, du Rap ou le Best Of de Balavoine.

Ah, la peur de l’autre, de l’inconnu.

L’égalité ne sera jamais de mise. Habillez les tous de blouses blanches, même coupe de cheveux, même logement, même salaire, tout ce que vous pouvez imaginez d’inégalités plus ou moins flagrantes poussant au rejet de son prochain… Et bien là encore, chacun trouvera à redire sur le voisin : Allure, taille, poids, manière de parler. Pas forcément des critiques mais des justifications suffisantes pour pouvoir exclure certains de son « groupe ».

 

 

S’il doit y avoir une conclusion à tout cela, la voilà : nous avons réussi, au bout de plusieurs millions d’années d’évolution, à créer une société suffisamment avancée pour que le sens de groupe d’appartenance soit très prononcé, tout autant que la nécessité d’exclure un autre de ce groupe.

Un exemple simple pour que tout le monde comprenne (je ne veux pas limiter mon auditoire aux seuls suffisamment érudits ou fous pour arriver à me suivre. D’ailleurs c’est par là →) :

Un riche, pour se sentir riche et profiter pleinement de sa condition, se doit d’avoir ces éléments :

• D’autres riches pour pouvoir se reconnaître en quelqu’un d’extérieur

• Un ou plusieurs pauvres pour sentir sa différence

 

Vous pouvez le faire avec d’autres exemples, tous fonctionnent aussi bien que celui-là. On n’est sûr de sa condition que lorsqu’on peut la constater ailleurs et qu’on peut l’opposer à quelque chose.

Tout est là. L’individualisme doit, pour exister, se coupler à un esprit de groupe mais aussi et surtout à une opposition :

Nous ne sommes puissants qu’au milieu des faibles. Nous ne sommes bons que parce que le mal s’insinue en chacun. Nous ne nous sentons vivants que parce que la mort nous attend et prend certains autour de nous. Nous ne sommes libre que parce que la privation de cette liberté existe.

 

 

 

 

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 00:01

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Enfin, tout de même, où est la liberté quand on est regardé de travers lorsque l’on apprécie ce que les autres disent ne pas aimer et pointé du doigt lorsque l’on n’aime pas ce que les autres nous disent qu’il faut aimer ?

Restons dans le rang, encore une fois, pour ne pas risquer de se faire voir, ou mal voir. Quoique les deux notions soient similaires aujourd’hui et que bon goût et mauvais goût soient oubliés et que seul compte le goût des autres sur lequel s’aligner pour garder sa place, il existe encore certains, plus téméraires que d’autres, qui osent, en dépit du bon sens et de la bienséance, sortir de leur carcan pour en découdre avec la vindicte populaire mais au moins se sentir un peu unique.

Quel bonheur de ne plus se sentir être une brique parmi tant d’autres, même si pour cela il faut passer sa vie à gueuler face au mur. Et comment se sentir plus vivant qu’en profitant du monde autrement que par les chemins tout tracés.

 

Voyez, je n’essaierai même pas de me poser en opposant de cet état de fait. Je ne chercherai pas à proposer autre chose, parce que ce n’est pas une évolution sociétale, mais une caractéristique humaine que de trouver un précédant à chaque chose.

Je ne pense pas qu’il soit utile de lutter contre cela, et si l’évolution doit avoir lieu, elle se fera d’elle-même, sûrement quand l’Homme n’aura plus peur de ce qui est nouveau.

 

Car le problème est là. En effet, pourquoi chercher à tout prix une comparaison quand on pourrait se réjouir de se voir proposer quelque chose de novateur, de hors du temps.

Il me semble que cela porte un nom, en tout cas dans le domaine artistique, totalement opposé à la réalité des choses : le Contemporain.

L’artiste contemporain devrait être, selon la définition du terme seul, en accord avec son temps. Hors, l’artiste contemporain est toujours en avance sur son temps car rejeté par ceux de son époque qui devraient parfaitement se reconnaître dans ses œuvres. Nul n’est prophète en son pays, nul ne peut être contemporain auprès de ses contemporains.

En revanche, rabâchez ce que l’on entend depuis des années, usez un peu plus ce dont on ne connaît plus l’âge, évitez tout néologisme et toute surprise et vous rencontrerez le succès sans coup férir.

Je ne donnerais pas d’exemples, je ne voudrais pas fâcher, mais y a-t-il plus figé qu’une variété française (ou internationale, finalement) où quelques auteurs et compositeurs décident du sort de nos pauvres oreilles pour des décennies ?

Je ne jetterai pas la pierre aux Goldman, Obispo et autres de la fin du siècle dernier et du début de celui-ci (j’ai craqué !) car ils ne font que ce que l’on attend d’eux et puis, personne ne venant renouveler le genre, ils n’ont aucune raison de le faire d’eux-mêmes !

Mais pourquoi justement ne laisse-t-on personne renouveler le genre ? Personne ne s’intéresse à la nouveauté et il faut opérer en douceur pour imposer un style légèrement différent de ce qui est connu.

 

 

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:01

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Mais voilà qui m’inquiète : Si je ne suis pas le seul à coller des étiquettes, toujours plus nombreuses, sur le front des gens et sur leur travail, à quelle étiquette ai-je droit de leur part ?

Pour le coup, je regretterai presque l’existence de ces références. Pourquoi est-ce que je n’ai pas le droit, moi, à être différent si j’en ai envie ?

Argh ! Pris à notre propre jeu. Tous autant que nous sommes, des milliers de fois étiquetés au bureau, à la maison ou en pleine rue par ceux-là même que l’on étiquète aux mêmes occasions au bureau, à la maison ou dans la rue.

N’ont-ils aucun respect ? Du moins, ne peuvent-ils pas être conscients que c’est MOI qui les définis par MES références et que je ne peux être assimilé à un type d’individu par des gens qui ne sont, finalement, que des individus parmi tant d’autres.

Et quand bien même, ils seraient nombreux à avoir appris les mêmes étiquettes et qu’ils les posent sur les même personnes, alors je pourrais les coller dans une même case, tous autant qu’ils sont ! Une case plus grande que les autres, c’est tout.

 

Mais dans ce cas, eux me mettraient dans une case plus petite ! La case de ceux qui ne sont pas comme eux, la case de ceux qui n’ont pas leur case !

Alors quelle est la solution ?

 

1. Sauter de case en case en espérant ne jamais se faire attraper :

Passer de djeun’s à nostalgique, du Rock au Rap, de l’extraverti au mutisme le plus complet.

Être un touriste de l’estampillage, collectionnant les étiquettes comme d’autres les timbres.

Un risque quand même : se perdre autant qu’on perd les autres dans ses pérégrinations.

 

2. Se complaire dans sa case :

Trouver un groupe où l’on ne se sent pas seul, trouver un écusson qui nous convient ou simplement une formule qui nous décrit au plus près. Se contenter de ça, parce qu’on ne veut pas ou ne peut pas être nouveau ou unique.

Assumer son côté non-exceptionnel et peut-être cacher son anonymat dans la popularité d’un mouvement.

 

3. Créer une nouvelle case :

Voilà qui est osé mais très efficace pour qui veut échapper aux schéma préétablis. Pour ne pas suivre un mouvement ou une mode, il suffit de créer son propre mouvement. Ce n’est certes pas donné à tout le monde, quoi que cela ne puisse pas être démontré, mais c’est une garantie qu’on ne vous colle d’étiquette que celle que vous avez dessinée vous-même.

 

 

 

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 19:56

Evidemment, le plus logique après cela serait de parler de Haine. Le pendant négatif de l’amour…

Noir ou Blanc, Bien ou Mal, Microsoft ou IBM, tout se doit d’être manichéen. L’Homme doit pouvoir s’y retrouver, que Diable !

Alors, si ça n’est pas la Droite, c’est la Gauche. Si ce n’est pas l’OM, c’est le PSG. Et si ce n’est pas toi, c’est donc ton frère !

Donnez-moi le titre d’un film qui ne soit basé sur ce principe. Un film, une série télévisée ou même un roman où une frontière ne soit pas dessinée entre bien et mal.

Je ne parle pas de films où l’on défend la cause du bon face au méchant, c’est parfois le contraire. Simplement, on sait qui est méchant, qui est gentil, et aussi parfois, qui hésite à venir « du côté obscur de la Force ».

Voyez comme il est nécessaire pour capter l’attention que les spectateurs puissent s’attacher à un personnage et se dire « ce qu’il fait est bien » ou évidemment « ce qu’il fait est mal » sans pour autant prendre position pour ou contre lui mais simplement pouvoir intégrer l’image de ce personnage en le mettant dans une case.

Avec le temps, il a fallu évidemment multiplier le nombre de cases, réduisant leur taille tout en augmentant la précision de leur description. Le manichéisme se transforme en étiquetage, et la création d’œuvre cinématographique ou autre ressemble alors plus aux courses dans un supermarché qu’à une réelle innovation ou proposition personnelle.

 

Mais vous allez me dire, quel mal y a t’il à vouloir chercher une référence pour chaque chose que l’on peut croiser ?

Et bien la réponse est dans la question. Si vous êtes un éternel nostalgique, je comprend tout à fait ce mode de fonctionnement mais, enfin, à quoi bon tenter d’innover, essayer quelque chose de nouveau, prendre des risques, si c’est pour être accolé à quelque chose de préexistant en disant « C’est fou ce que ça me fait penser à … », phrase au combien répandu, quand on n’affirme pas, pédant, en sortant d’une séance à 10 € ou levant le nez d’un bouquin « On sent bien qu’il s’inspire du travail de … ».

Alors, bien sûr, chacun ses références, chacun ses cases, mais tous avons ce souci de coller chaque chose à une autre existante connue et reconnue conne étalon.

Sûrement de peur de ne plus avoir de place pour la nouveauté au milieu de tous ces post-its historiquement devenus indispensables pour ne pas se perdre au milieu des idées et, pourquoi pas, établir une hiérarchie de la valeur absolue de telle ou telle case ou de l’intérêt porté à ces dernières.

 

 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:01

NOTE : Ce texte a été écrit il y a quelques années. Ma situation a quelque peu changé (à savoir que je ne manque de rien aujourd'hui, sur les sujets qui me préoccupaient ci-dessous) :

 

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Alors peut-on dissocier amour et sexe ?

Oui, je sais, le « alors » n’a rien à faire là car ceci n’a aucun rapport avec ce que je disais précédemment mais je n’ai aucune envie de travailler à une belle transition, donc débrouillez-vous, vous devriez quand même arrivez à comprendre, non mais !

Encore une fois, au risque de me répéter, on ne peut énoncer de règle immuable pour cela tant la subjectivité est de mise. Ainsi, chacun se doit de se poser la question au moment où sa vie prend un virage inattendu avec une nouvelle relation ambiguë.

Encore faut-il s’en rendre compte avant de dépasser la limite, ce qui n’est pas si évident que ça. Non pas que les signes avant-coureurs ne soient invisibles à celui (ou celle) qui est impliqué(e), mais parce que dans des moments tels que ceux-là, on cherche à savoir jusqu’où les choses peuvent aller.

Douce curiosité, plus belle qualité qui soit, capable de nous faire évoluer d’un bond mais aussi capable de tout détruire en se plaçant au mauvais endroit, au mauvais moment.

Chacun a touché du doigt le problème. Voilà une leçon que l’on ne retient jamais tout à fait. Susceptible de briser l’équilibre le plus stable qui soit, parfois d’une pichenette sans que l’on se doute de rien. Une fois franchi la ligne jaune, plus de retour en arrière. La conscience fait son office, et que l’on regrette ou que l’on assume, on en sort profondément changé. Avec les doutes les plus entiers concernant notre maîtrise de soi et notre méchanceté naturelle.

Cette dernière ressortira toujours, un jour ou l’autre, pour des raisons diverses et variées, par fatigue d’être gentil, par ennui ou encore par dépit. Reste à savoir quand, et à arriver à la canaliser ou à la laisser agir dans un cadre sans conséquence.

 

Si je devais avoir un avis sur la question, je dirais qu’un amour parfait, s’il existe dans le cœur de quelqu’un, doit pouvoir se passer de sexe, qui n’est tout de même à l’origine qu’un besoin naturel pour perpétuer l’espèce devenu un loisir parmi tant d’autres. Ainsi, le sexe doit rester indépendant de l’amour à mon sens, chacun se fixant des limites qui doivent être acceptées par le conjoint, du statu quo à une liberté totale des rapports sexuels.

Ceci ne veut pas dire que l’avis de l’autre ne doit pas rentrer en ligne de compte, simplement qu’il est nécessaire que chacun ait droit de faire valoir son point de vue concernant « les choses de la vie ».

Le sexe doit rester un loisir. Si certains le voient comme une part intégrante de l’amour, soit. Tant mieux pour eux s’ils sont capables de respecter cette vision des choses tout au long de leur vie, mais aucun ne pourra me faire croire qu’ils n’ont jamais ressenti une quelconque attirance sexuelle pour quelqu’un qu’ils ne peuvent pas aimer car ne connaissent pas.

 

Alors, vous pensiez que j’allais vous donner des cours de sexualité ? Je ne suis ni tenté par cela (les cours, pas le sexe !) ni compétent pour cela. En tout cas, je pense qu’il y a bien plus compétent pour ça.

Rien de graveleux, de tendancieux, pas de mode d’emploi ou de solution miracle. Juste un avis. C’est pour ça qu’on est tous là, non ? Donner son avis.

 

 

 

 

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:02

NOTE : Ce texte a été écrit il y a quelques années. Ma situation a quelque peu changé (à savoir que je ne manque de rien aujourd'hui, sur les sujets qui me préoccupaient ci-dessous) :

 

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Mais je ne veux pas faire la leçon, car j’en ai encore beaucoup à apprendre et n’en saurai probablement jamais assez. Je ne sais pas si je tiendrai mes pulsions éternellement ou même si j’aurai toujours autant de sentiments à faire partager. Mais ma situation d’aujourd’hui et les situations que je peux observer me permettent d’apporter un avis, parmi tant d’autres, qui, je l’espère, pourrait servir à quelqu’un.

 

Et puis un avis en voici un : Qu’est-ce que l’amour ? L’amour, c’est l’envie de ne pas être seul.

Charmant n’est-ce pas ?

C’est la réponse que m’a donné une personne il y a peu de temps à cette grande question. Son passé n’est pas vraiment rose mais il ne semble pas être responsable de cette vision disons…optimiste des choses. De toute façon c’est son avis.

Mais honnêtement, en y regardant de plus près, on ne peut pas lui donner tort. On peut aimer pour beaucoup de raisons en pensant à une certaine personne, mais y a t’il quelqu’un qui n’ait été amoureux pendant un temps, même très court. Si ce sentiment ne peux s’effacer, c’est bien qu’il a une certaine fondation personnelle et pas systématiquement liée à un(e) autre. Alors, oui. On aime pour ne pas être seul. On aime pour la compagnie de l’autre, et c’est plus agréable si on l’aime, évidemment.

 

Un autre avis ? Ouaiiiiiiiiiiiiiis !!! Bon d’accord, calmez-vous : L’Amour, c’est penser pour l’autre avant de penser pour soi.

C’est joli ? C’est de moi. J’aurais pu faire mieux, mais c’est mon avis.

Belle image, n’est-ce pas ? Se sacrifier pour le bien de l’autre. Donner plutôt que recevoir, etc…

Pourtant, à bien y penser, je vois déjà un pendant très profitable à cette définition, rien qu’en la retournant : L’Amour, c’est voir l’autre penser pour soi avant de penser pour lui.

Ah bah oui !!! L’amour c’est réciproque, sinon c’est pas du jeu ! (quoi que certains ignorent cela mais je ne donnerais pas de nom)

Et du coup, donner à l’autre, c’est aussi l’assurance de recevoir à un moment ou à un autre. Honnêtement, c’est agréable de donner et de voir ce si beau sourire s’épanouir sure son visage, mais on apprécie aussi beaucoup quand c’est sur notre visage qu’il s’épanouit ce sourire !

 

Bon je ne donnerais pas de troisième avis, vous avez très bien compris où je voulais en venir. Chacun son avis, chacun son amour. Reste à espérer que ceux qui partagent le même soient compatibles et qu’ils se trouvent.

 

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 00:01

NOTE : Ce texte a été écrit il y a quelques années. Ma situation a quelque peu changé (à savoir que je ne manque de rien aujourd'hui, sur les sujets qui me préoccupaient ci-dessous) :

 

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Alors va pour la monogamie. Le combat permanent contre ses pulsions naturelles. Le respect de l’autre et d’une conscience toute artificielle.

Pourtant, les bureaux sont pleins de cœurs blessés, abîmés, prêts à être réparés.

En quelques mois, ou quelques semaines voire quelques jours, on est persuadé de pouvoir, nous, déterminer ce qui ne va pas et que personne d’autre avant n’a pu voir. Une blessure d’enfance, une fragilité émotionnelle, un manque d’attention ; qui font de nous un possible sauveur de cette petit âme ; souvent, il faut l’avouer, au physique plutôt avantageux.

 

Comment dans ces circonstances définir si il existe véritablement un « amour de sa vie » et, si c’est le cas, déterminer quel est le bon ?

Tout d’abord, et à moins qu’il existe une règle immuable définissant l’amour en toute circonstance et que chaque esprit l’ait intégré, le concept d’ « amour d’une vie » reste à l’appréciation de chacun. C’est à dire que seul celui qui est amoureux peut qualifier sa relation d’aboutie, de parfaite, de ratée ou de perfectible.

Il est alors nécessaire de bien différencier les intérêts de chacun à savoir : Où se situe le couple ? Comment chacun vit la relation ? Est-ce que chacun fait l’effort suffisant pour l’autre ? Pour soi-même ?

Les concessions doivent être réciproques et naturelles, pas imposées. Et si l’un des deux confond liberté et libertinage, il est préférable de constater la chose et de prendre les décisions qui en résultent que de se cacher la réalité en bridant l’autre par de fumeux discours sur une confiance réciproque qui apparaît toujours trop à sens unique.

 

Et puis, tomber amoureux et ne pas se laisser happer par ces sentiments nouveaux alors que l’on a déjà donné son cœur à une autre, n’est ce pas là le plus grand sacrifice possible ?

Renier ses sentiments pour sauver son couple, une entité qui n’existe que grâce au temps et à l’implication de chacun. Considérer cette chose toute artificielle comme un être à part entière, que l’on se doit de protéger et de chérir.

 

Mais y a t-il encore quelqu’un pour vouloir réfléchir à deux, prendre des décisions à deux ou simplement s’effacer devant son couple ? Devenir « Monsieur et Madame » et plus « Moi-je ».

Rien que pour cette raison, la vie à deux ne peut être une chose universelle. Ce n’est pas quelque chose que l’être humain recherche naturellement, comme de la nourriture, de l’eau, ou des partenaires sexuels.

Pourtant d’autres animaux, sans être coincés dans le carcan d’une société bien-pensante, recherche la vie de couple et un partenaire pour la vie. Il semblerait malgré tout que ce ne soit pas le cas de l’Homme. Lui qui cherchera avant tout à vivre en limitant ses contraintes peut difficilement être imaginé en train de s’en créer de nouvelles.

 

 

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