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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 00:01
NOTE : Ce texte a été écrit il y a quelques années. Ma situation a quelque peu changé (à savoir que je ne manque de rien aujourd'hui, sur les sujets qui me préoccupaient ci-dessous). Et puis, puisqu'il s'agit de ça, mon boulot à changé surtout, et c'est pour le mieux, comme vous pourrez le voir :

...

 

Ah, solidarité quand tu nous tiens.

Comprenez bien, il faut apitoyer dans les chaumières sans devoir dormir devant nos portes. Aussi finalement, on préfèrera être pauvre et malade, voire handicapé, que pauvre tout court. La solidarité devient alors un mot que tout le monde comprend et l’argent coule à flots pour aider aux soins des pauvres malades.

Quiconque aura des notions de base en mathématiques comprendra très bien ce phénomène qui se résume à cela : "moins par moins égal plus"

La responsabilisation et la morale empêche toute demi-mesure : On pleurera sur la vie d’un enfant pauvre, ou d’un malade pauvre en négligeant un simple pauvre ; On plaindra un nain en se moquant de quelqu’un d’un peu trop petit ; On soignera un obèse en mettant au ban de la société celui qui néglige sa ligne ; etc.…

La nature humaine est ainsi faite. Solidarité oui, mais on se sent toujours mieux quand se trouve à ses côtés quelqu’un qui va plus mal que soi. Et si on nous impose ou nous inculque une morale, alors cela se reportera sur un autre mal, sur un moindre mal.

On se sent concerné ? On pense toujours être un chic type parce qu’on donne son billet au Téléthon tous les ans ?

Savons-nous que le respect et la dignité ne s’achètent pas ? Ne nous est-il pas possible, à défaut de donner de l’argent, de montrer de la sympathie aux nécessiteux (terme inventé pour amoindrir la notion de pauvreté. Voir non-voyant pour aveugle, personne de petite taille pour nain et délinquant sexuel pour pédophile et violeur) ?

Il peut être appréciable, voire nécessaire, de se savoir vivant pour quelqu’un d’autre que soi lorsque l’on a plus de biens propres ou de logement ou encore l’assurance d’être vivant le lendemain matin parce que le thermomètre est susceptible de descendre sous zéro pendant la nuit.

 

Si j’osais….allez, j’ose : Voici une formule qui pourrait être celle de n’importe qui prétend s’inquiéter de la misère du monde sans pour autant considérer qu’il y peut quelque chose mais que chacun doit « voir midi à sa porte » :

 

"si tous les pauvres se donnaient la main, ils n'auraient plus besoin de moufles"

 

Mais qui puis-je espérer convaincre alors que moi-même je suis incapable de me montrer humain auprès de mes semblables ?

Gardons un peu d’espoir en imaginant que si un seul d’entre nous, un jour, se décidait à se pencher vers une personne faisant la manche, pas pour mettre négligemment une pièce dans sa casquette ou sa boîte, mais pour lui parler, faire connaissance ou l’inviter à prendre un café, tous ceux qui se trouve auprès de lui en cet instant solennel se sentiraient morveux de n’avoir oser être le premier et seraient sûrement tentés de faire la même chose, en réalisant que ceux qui dorment dans des cartons ou sur des aérations du métro sont avant tout des hommes et des femmes qui ont le droit de vivre à défaut d’avoir celui de se loger ou de manger à sa faim.

 

Voilà qui est peut-être mielleux et plein de bon sentiments mais ça ne l’est que parce que personne ne fait quoi que ce soit pour que cela devienne une réalité. Enfin j’exagère un peu, reprenons ce dernier point : Ceux qui font quelque chose pour que cela change ne sont pas assez nombreux. Et de toute façon, personne ne s’intéresse à ce qu’ils font.

Oups, je crois que j’ai laissé échapper la notion d’espoir qui devait clore le sujet.

 

 

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 14:10

Bonjour chers amis,

 

Aujourd'hui, petit cours d'histoire et de langue avec la découverte de l'origine d'une expression commune.

Vous pouvez penser que son sens est évident mais il n'en est rien, jugez plutôt :

 

-Comment vas-tu yau de poêle :

 

Expression datant de l'antiquité lors de la découverte du chauffage central.

Il faut savoir qu'à l'époque un peuple, dont le nom a été oublié depuis et qui se caractérisait par sa pilosité fournie, avait déjà inventé la révolution et le principe de citoyen-camarade repris par tant d'autres durant les siècles derniers. Ainsi, en leur langue, appelait-on son interlocuteur yod'poil, sans plus de raison qu'on appelle le Pape par son prénom sans avoir été présenté.

Pendant ce temps, les grandes civilisations découvraient le poêle à bois, qu'on posait bêtement dans la cheminée pour ne pas crever d'intoxication "à cause qu'on savait pas comment évacuer la fumée". C'est lors d'un voyage en Bavière -- la région des yod-poils -- qu'un ingénieur antique, en entendant les habitants, eu l'idée de fixer un tuyau sur le poêle pour évacuer les émanations (faut le faire pour pas y avoir pensé avant).

Alors aujourd'hui on rit beaucoup en lançant cette vanne : "Comment vas-tu yau de poêle ?" sans pour autant savoir qu'elle est à l'origine d'une invention qui sauva les poumons de toute une époque.

 

 

 

Merci de votre attention, et à bientôt avec une expression récente, Dormir sur ses deux oreilles, qui nous vient du pays de la paella.

 

Professeur Z


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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 11:41

Bonjour à tous,

 

Avant d'arriver sur le sujet du jour, je tiens à dire que je suis du genre à rire au nez de ceux qui, dès qu'il voient une lumière verte qui clignote dans le ciel pense tout de suite à un vaisseau extraterrestre sans se rendre compte que la croix de la pharmacie qui vient d'ouvrir en face se reflète vachement sur sa fenêtre du salon.

Je me gausse des illuminés du bulbe pour qui la vie n'ayant pas pu apparaître que sur terre, il est normal que des êtres intelligents fassent des voyages de plusieurs dizaines, centaines ou milliers d'années-lumières pour dessiner des formes rigolotes dans les champs, torturer des vaches ou simplement faire coucou en dansant dans le ciel.

 

 

Pourtant, la nuit dernière alors que je me promenais profitant de l'air frais de cette fin d'année, armé de mon appareil photo, empli de pragmatisme et de rigueur scientifique (c'est important de ne jamais sortir sans !) ; j'ai été témoin d'un évènement difficilement explicable.

 

J'étais seul lorsque j'ai entendu comme le vent se lever, mais je ne le sentais pas souffler.

J'en entendais simplement le souffle.

Les oiseaux se sont tus.

J'ai senti une vibration venir du sol et me remonter lentement le long du dos.

Les arbres se sont mis à bouger alors que je ne sentais toujours pas une once de vent.

Puis je vis un halo de lumière s'élever doucement au travers des arbres en entendant des sortes de cliquetis.

 

N'écoutant que mon courage, je me suis planqué dans le premier buisson en dégainant mon appareil, prêt à tout.

 

Et c'est donc là que j'ai vu... ceci :

 

Noel

 

Une fois passée au-dessus de moi, cette chose s'est rapidement éloignée en émettant une sorte de bourdonnement qui faisait un peu comme "Whôôô-Whôôô-Whôôô"

 

Alors je sais, les gens vont me dire que c'est une photo truquée, ou que c'est un ballon-sonde perdu par l'US Air-Force mais moi je sais ce que j'ai vu !!!

Cet OVNI ne peut pas avoir avoir d'origine terrestre !

Regardez la forme de cette chose, ce n'est pas un avion, ce n'est pas un oiseau, ce n'est pas un fils de fermier du Kansas avec un slip par dessus ses collants.

Celui qui croirait que cela vent d'une technologie humaine, doit sûrement croire que les rennes savent voler !

 

J'attends donc que quelqu'un m'éclaire sur la nature de cette "chose". A bon entendeur.

 

NB : Est-ce que quelqu'un pourrait me dire ce qu'il se passait de particulier hier soir ? Je suis passé devant plusieurs maisons et les gens étaient tous regroupés autour d'un arbre décoré de toute les couleurs avec pleins de boites devant.

...Curieux.

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 11:32

 

 

Les premiers pauvres s'endorment

Pour ne plus se relever

Dans les bras d'une Morphée morne

Qui n'a plus qu'à les ramasser

 

Vient la tempête, le froid qui mord

On se tasse dans les corridors

Dans les cartons, le corps y dort

Encore un qu'on retrouvera mort

 

Les bourgeons donnent un répit

Le froid a déserté la nuit

On peut revivre à même le sol

Sans s'réchauffer à coup d'alcool

 

D'un fil se dévoilent les corps

A l'arrivée d'un chaud plus fort

On fait croire qu'ils ont disparu

Leur image s'est juste perdue

 

Une manifestation de masse

Oublie la base des maltraités

Ceux qui dans la rue se ramassent

Les coups de pieds des plus aisés

 

 

 

 

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 00:01
NOTE : Ce texte a été écrit il y a quelques années. Ma situation a quelque peu changé (à savoir que je ne manque de rien aujourd'hui, sur les sujets qui me préoccupaient ci-dessous). Et puis, puisqu'il s'agit de ça, mon boulot à changé surtout, et c'est pour le mieux, comme vous pourrez le voir :

...

 

Vous avez des doutes ? Alors combien de fois le mois passé avez-vous croisé une personne faisant la manche. 5 fois, 10 fois ? 10 fois plus pour les parisiens ? Et sur ces 50 fois – sur un trottoir, dans les transports, devant la porte d’un immeuble, à un feu rouge – combien de fois avez-vous donné au moins une pièce ? 1 fois ? 2 fois pour les plus dépensiers ? aucune pour la plupart ?

Et depuis quand ne cherchez-vous même plus d’excuse pour ça ? Vous savez : « Il fait partie d’un réseau et comme ça ils amassent un paquet de fric » ou « De toute façon, il va s’en servir pour acheter de l’alcool » ou encore « Il ne sait même pas parler français et il vient dans nos rues nous demander de l’argent ? ».

Vous vous souvenez les avoir dites ses phrases ? Ou au moins les avoir pensées. A ce niveau-là je ne sais pas si il existe vraiment des gens différents des autres. Il est vrai qu’il faut prévoir une sacrée monnaie pour donner à tous ceux qu’on peut croiser dans une journée…mais rien n’empêche de le faire sur plusieurs jours. Combien pourrait coûter de donner une fois par mois 1 ou 2 euros à certains que l’on croise ? Est-il possible que la notion de "budget de solidarité" voit le jour ? Pourquoi pas accoler à la tirelire pour l’argent des vacances, une seconde pour les SDF qui vivotent sur le chemin du boulot ?

Sacrifiez un resto par mois, ou deux DVD, ou encore utilisez vos pieds plutôt que de faire 500 mètres en voiture matin et soir pour aller chercher les enfants à l’école ou aller à la gare.

Je ne parlerai même pas du budget cigarettes des fumeurs qui à lui seul permettrait à l’échelle mondiale d’éradiquer la pauvreté.

Et puis au final, si ces personnes arrivent à vivre, décemment, en passant 10 à 12 heures par jour à genoux ou assis par terre dans une gare ou sur un trottoir, ceci n’est-il pas plus méritant que de gagner sa vie à effectuer des copier-coller pendant 35 heures par semaine, le cul sur un fauteuil à l’ergonomie étudié ? Certes, aucune compétence requise, aucun antécédent nécessaire mais une patience à toute épreuve et une capacité à oublier son amour-propre tant le dédain des passants les pousse à se serrer sur le bord du trottoir pour ne pas approcher à mois d’1 mètre de l’outrecuidant qui parasite l’environnement en traînant ses guenilles et son manque d’hygiène jusque sous leurs yeux, qu’ils détournent par habitude.

 

...

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:01

Bonjour chers amis,

 

Aujourd'hui, petit cours d'histoire et de langue avec la découverte de l'origine d'une expression commune.

Vous pouvez penser que son sens est évident mais il n'en est rien, jugez plutôt :

 

- Con sur les bords :

 

Expression datant de l'époque où la terre était plate (et oui !). L'Europe étant au centre du monde (faut pas déconner), pour faire un tri de ceux qui méritaient leur place, on repoussa les plus cons vers l'extérieur. Ainsi les plus cons finirent irrémédiablement par être balancés dans le vide interstellaire. Une hiérarchie se créa donc, depuis les plus malins qui peuplaient le centre du monde jusqu'au plus cons dont on se débarrassait sans le moindre scrupule. Restaient les "cons, mais pas trop" qui fleurissaient aux bords du monde. Une fois terminé ce tri sélectif, la vie repris son cours et on entendit apparaître cette expression : "Dis, tu serais pas un peu con sur les bords" dont tout le monde aura compris l'origine.

 

NB : Ce tri n'eut d'efficacité que très peu de temps d'une part parce que, la terre étant ronde , les plus cons n'étaient pas ceux que l'on croyait ; Et pour la même raison, les plus cons ne tombèrent pas bien loin. Pourtant l'expression perdura jusqu'à aujourd'hui.

 

 

 

 

Merci de votre attention, et à bientôt avec une expression bien moins répandu, Comment vas-tu yau de poêle, qui nous vient elle aussi de l'Antiquité.

 

Professeur Z


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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:01

 

 

Mon cœur soupire... je vous laisse deviner la suite

Peut-être faudrait-il que je l'évite

Mais quand je fuis, le rêve me rattrape

Son corps contre le mien... un soupir comme soupape

 

Aujourd'hui qu'elle s'en va, mes larmes retenues

Comme autant de mots d'amour éternellement tus

Me rongent,

Me plongent dans le silence

Mon cœur fait d'impatience soupire en cadence

A chacun de ces pas de danse.

Je pense

Qu'elle seule amuse mes sens

La muse brillera bientôt par son absence

Se moquant d'un amour pour elle sans importance

 

...Je la laisserai partir

Mon passé tourmenté ne peut faire un avenir

Radieux pour deux amants, au mieux un souvenir

Emporté par le vent soulevé par le désir.

Désir non partagé mais j'en ai l'habitude

J'en ai connu assez. Tout de même, la chose est rude

 

...Son ombre navigue au loin, je ne l'arrêterai pas

Elle arpente son chemin que je ne connais pas

Mon cœur est dépassé, mon âme embarrassée

D'amour en amitié Je laisse ça au passé

 

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 00:01
NOTE : Ce texte a été écrit il y a quelques années. Ma situation a quelque peu changé (à savoir que je ne manque de rien aujourd'hui, sur les sujets qui me préoccupaient ci-dessous). Et puis, puisqu'il s'agit de ça, mon boulot à changé surtout, et c'est pour le mieux, comme vous pourrez le voir :

Et voilà que je me cache. La tête vers mon écran, les yeux tentant de voir ceux qui pourraient m’observer tout autour. Car le danger ne vient pas d’un chef égaré, ou d’un chef venant aux nouvelles mais plutôt d’un collègue zélé qui plus que par son travail, sait se mettre en avant par un coup d’œil fuyant et une langue de vipère.

Une réputation est vite faite quand on ne vous demande pas votre version. Quoi que pour le coup, il serait difficile de trouver une explication qui satisfasse ledit chef.

Le stress monte, la tension est palpable à chaque pas dans son dos, chaque bruit de talon ou raclement de gorge qui serait le témoignage de la présence accusatrice d’un père fouettard de l’entreprise.

Mais où est passé ce bon vieil esprit d’entreprise vanté à qui mieux-mieux pour convaincre les chômeurs motivés ou les néo-diplômés idéalistes de devenir de mornes salariés sans éclat mais avec un esprit de groupe qui vaut tout l’or du monde ? A-t-il au moins existé ? Doit-on le craindre ou l’espérer ?

Car méfiez-vous de cette notion. Plus elle est mise en avant au sein d’une entreprise, plus les salariés sont vicieux et ambitieux, du moins certains. Et plus vous risquez de le devenir par mimétisme, évidemment. Une armée au garde-à-vous devant les généraux et qui se tire dans les pattes au moindre répit. Que les cochons avaient raison en disant que « tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres ». Cette idée a fait du chemin depuis lors et beaucoup s’accordent à dire (ou plutôt à penser et à taire) que ce sont eux qui sont plus égaux que les autres. Et quel est le meilleur moyen de le prouver ? Evidemment de montrer que les autres le sont moins qu’eux, et tant qu’à faire, dans le mauvais sens.

« Ouh, le dilettante ! Ouh, le retardataire ! Ouh, il a une vie sociale en dehors de l’entreprise ! Ouh, il est trop diplômé pour travailler avec nous ! Ouh, il se croit supérieur à nous montrer qu’il l’est ! »

Et oui. Même devant l’évidence, la mauvaise-foi triomphe toujours.

Est-ce de la peur ? L’angoisse d’être celui qui n’est pas dans le rang ?

Il est surprenant de voir que lorsque quelqu’un, fatigué de sa situation, cherche à s’isoler du troupeau, il ne met pas longtemps à se trouver un successeur pour prendre la place laissée vacante. Beaucoup la veulent. On ne les entend pas parce qu’il ne veulent pas dépasser de leur case et pourtant ils sont si nombreux comparés aux quelques-uns qui s’égosillent vainement pour changer les choses.

La voilà peut-être la solidarité. Elle ne se trouve pas dans l’envie d’aider l’autre (ou alors anonymement, quand personne ne peut nous voir) mais plutôt dans le soin de ne pas interférer avec ses propres affaires et le laisser seul décider comme tout le monde.

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 00:01

Bonjour chers amis,

 

Aujourd'hui, petit cours d'histoire et de langue avec la découverte de l'origine d'une expression commune.

Vous pouvez penser que son sens est évident mais il n'en est rien, jugez plutôt :

 

-Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse :

 

Expression datant de la Génèse. Alors que les hommes et les femmes n'étaient qu'au nombre de un chacun, Les tâches ménagères étaient déjà bien définies : Adam faisait les tâches, Eve les nettoyait. En particulier, Eve était toute désignée pour aller chercher de l'eau à la rivière. Tâche ardue et exténuante, ce dont Adam se foutait royalement, le transport de l'eau rendait Eve particulièrement aigrie.

Ceci faisait dire à Adam lorsque Eve était particulièrement exécrable : "Qu'est-ce qu'il y a ? T'as tes Ragnagnas ou quoi ?" (A noter le nom donné à l'ancêtre du seau, c'est à dire un Ragnagna.)

Un jour Adam fit la réflexion de trop et voyant Eve revenir chargée d'eau : "Tiens ma cruche, sers-moi à boire !". Cela le faisait beaucoup rire mais curieusement pas Eve qui lui répondit : "Oui bah, tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse !". Elle joint alors le geste à la parole et Adam devint le premier célibataire de l'histoire.

Ceci ne dura pas, Adam offrant une vraie cruche à Eve pour pouvoir lui servir son eau dans l'anisette. Elle ne lui en tint pas rigueur, et c'est tant mieux comme ça.

 

 

 

Merci de votre attention, et à bientôt avec une expression un peu plus récente, Être con sur les bords , qui nous vient de l'Antiquité.

 

Professeur Z


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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:19

 

 

Un homme qui pleure, c'est comme une étoile filante.

Ça attire le regard puis ça n'a plus d'importance

Ça s'apprécie comme une rareté, une coquetterie qui nous enchante

Un météore qui jaillit puis disparaît en silence

 

Pour celui qui pleure, c'est une fêlure

Une fragilité cachée, un signe d'usure

C'est sa fierté qui est démise

Tandis que les larmes mouillent sa chemise

 

Ridicule petit prétentieux

Soudain redevenu petit garçon peureux

Ce regard embué qui cherche une raison

A la perte imprévue de quelques ambitions

 

Ce n'est pas interdit, ce n'est pas un combat

C'est juste qu'aujourd'hui, à défaut d'être las

Il se trouve affaibli et à sa grande surprise

Des larmes se sont mises à mouiller sa chemise

 

Il avait pour lui-même de grandes espérances

Tombées en désuétude peut-être par manque de chance

Ou bien peut-être aussi parce qu'un autre plus vivace

Ne s'est pas fait prier pour lui voler sa place

 

Et là sous les regards fuyant de quelques inconnus

Par cet effet indigne, son âme est mise à nue

Aucune pudeur ne peut plus être de mise

Depuis que les premières larmes mouillent sa chemise

 

Demain nouvelle tenue, la barbe rasée de près

Oubliant sa déconvenue, "cela n'est jamais arrivé" 

Il reprendra sa route sans peur d'être reconnu

Car comme chacun le sait ce n'était rien de plus

Qu'un homme qui pleure, comme une étoile filante.

Qui attire le regard puis n'a plus d'importance

Un peu comme une rareté, une coquetterie qui enchante

Un météore qui jaillit puis disparaît en silence

 

 

 

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